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vendredi 26 avril 2013

Dans la forêt de Korrigan.

Dans la forêt de Korrigan.



Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J'cours dans tous les coins,
A la recherche d'un trésor,
J'en fais des dessins
Que j'appose aux arbres.
"Recherche désespérément".

Dans la forêt de Korrigan,

J'suis le roi des Lutins.

J'en rêve toutes les nuits
D'la jolie fée de mes rêves,
J'sais que je la trouverai.
J'suis le roi sans fée,
Seul désespérément;
Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J'me léve tous les matins,
Avec son image tatouée
Dans mon coeur en feu.
Petite fée,j'vais te trouver,
Un jour tu seras ma Reine.
Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J't'ai trouvée ce matin,
Tombée de ton lit-nid.
Dans mes bras, j'te vole,
Vers mon coeur Paradis.
J'embrasse le bonheur.

Alec-To février 2008. 



Deux petits lutins


DEUX PETITS LUTINS



Dans le pays où vit Merlin,
Il y a deux petits lutins
Fourbes et sournois
Voulant la place du roi.
Ils prirent ainsi le chemin,
Se tenant tous les deux par la main,
Emportant avec eux le parchemin
Volé au magicien.
Ils voulaient trouver Excalibur,
L'épée destinée à Arthur.
Sur la page de ce grimoire
Etait indiqué l'endroit et l'histoire.
Sur la route, ils croisent une fée,
Elle leur dit "venez vous réchauffer,
Autour du feu, un peu plus loin là-bas,
Racontez moi votre venue ici-bas".
Aveuglés par leur désir de cette conquête,
Sans se méfier, ils racontèrent leur quête.
Mais, Merlin caché sous cette apparence
Ecoutait une à une leurs confidences.
"Bien !" Dit-elle "Si vous le voulez, je peux vous aider,
Un voeu à l'un d'entre vous je vais accorder,
A vous de choisir lequel aura ce privilége".
Les lutins se battent pour obtenir ce sortilège.
Pendant ce temps, ils n'ont pas vu Merlin
Reprendre la page du grimoire et son parchemin.
Voilà le destin pour ces deux lutins,
Se battre pour savoir qui aura droit au voeu et au butin.
Aujourd'hui encore dans cette contrée lointaine
On entend deux diablotins
Cherchant lequel des deux au voeu aura droit ;
Mais ne sachant plus vraiment pourquoi.
                                          par Mandie le 19 novembre 2006 


jeudi 25 avril 2013

LA FÉE ET LE LUTIN



LA FÉE ET LE LUTIN




Il était une fois,
Au pays de la pluie
La fée Mélancolie.
Elle cherchait son soleil,
courait toujours après
Sans pouvoir l’attraper.
C'était un cœur, qui se mourrait d'ennui.

Il était une fois,
Au pays du soleil
Un lutin plaisantin
Qui lui tendait la main,
Arborant les chemins.
C'était une âme perdue, errant vers l'inconnu.

La fée et le lutin,
Se rencontrèrent, dans une jolie clairière,
Peu à peu s'apprécièrent,
Et s'aimèrent.
Le bonheur ils gouttèrent,
Ne s'en rassasiant point.
Puis la fée est tombée,
Du haut de l'escalier,
Sacré coup du destin.

Peau à peu, s'éloignèrent,
Elle, impuissante,
Dans un lit de misère,
Lui, impuissant,
Attendant la lumière.
La bougie s'éteignit,
Plus de vies, plus d'envies.

Peu à peu s’ignorèrent,
Oubliant leurs chimères,
Regardant en avant,
En arrière,
Ne connaissant leurs sentiments
Qu'ils cachèrent.

Le lutin plaisantin se lassa de sa fée,
Pourquoi l'aimer ?
Ce n'est qu'une éphémère,
Qui oublie de m'aimer.
Il repartit dans le lointain,
Rencontrer la fée de demain.

Par Alexienne le 28 aoùt 2008 poemes-poesie.com



mardi 23 avril 2013

Le petit peuple : les Korrigans


Les Korrigans



Dans un tunnel de verdure, à la source,
Le Korrigan, dans les fougères, s'est amusé
Au soir de lune, sur la colline,
L'homme passant s'est fait piégé.
Malins lutins à l'or dévoués,
Mettent fin à ton destin,
Au détour du noir chemin,
Cest en caverne que finira ton lendemain !
En cercle de farandoles écervelées,
Ils vont se réjouir, autour du feu s'enrichir,
S'amusant dans l'innocente méchanceté,
Leurs yeux brillants de lucidité.
Le 10 janvier 2011 par Gweeny.



Le mot "korrigan" vient du breton "korr" qui signifie nain, suivi du dimunitif "ig", du suffixe "an", et du pluriel "ed". Qui donne "korriganed" signifiant petit nain.
Parmi les innombrables petits êtres surnaturels dont l'imagination de nos ancêtres peuplait les espaces inexplorés ou nocturnes, figurent des nains malicieux typiquement bretons : les Korrigans.
Ces lutins sont des esprits prenant l'apparence de nains dans la légende celtique.





Il existe quatre espèces de korrigans :

   - les poulpiquets  qui vivent dans des terriers,



- les courils  qui habitent dans les landes,


- les teuz  qui préfèrent les champs et les prés,


- les kornikaned  qui gîtent dans les bois.




Leur plus grand plaisir est de danser toutes les nuits autour des menhirs.


Mais gare aux humains qu’ils pourraient entraîner dans leurs rondes car les malheureux sont alors obligés de danser jusqu’à l’épuisement menant à une mort presque certaine tant le rythme des pas est rapide.



vendredi 29 mars 2013

D'un lutin à la lune


Les Lutins



D'un lutin à la lune.

A l'orée des forêts, viennent danser les lutins
Coiffés de leur bonnet pointu, couleur thym.
Leur vois aigrelette nous conte des histoires
Que certains entendent résonner dans le soir.

C'est sous une étrange brume
Qui flotte au gré du vent,
Quand vient la caresse de la lune
Que l'on entend un chant.....
"Ecoute le murmure"
Dit le lutin à l'oeil vif
"Ôte ta robe de bure,
Ne sois pas top hatif....."
L'âme alors s'allége et quitte ses fardeaux,
Se laisse emporter par cette danse troublante.
Viennent s'y méler Elfes sylvains et beaux
Aux ailes claires, majestueuses et vibrantes.

"Tiens! Vous souvenez vous ?", dit un autre lutin,
"De ce grand jour magique où la lune voilée
Etalait ses rayons sur la plaine aux jasmins,
Une femme amoureuse y dansait fascinée....." 
La plaine aux jasmins ? Oui, je me souviens. 
La lune était rousse et les fées s'apprêtaient
A célébrer dignement, de tendres ballets,
La douce fin d'un été et l'automne qui revient.

Son coeur était en flammes et tout à côté d'elle
Dansaient les feux follets en bonds violacés,
Les heures dans son âme avaient gagnées des ailes.
Chuchotait en secret cet homme tant aimé,
Elle voulut ce jour lui apporter la lune,
Comme si les amours s'écrivaient sur les runes.....

Les amours passés, présents et à venir
Peuvent aussi, par les runes s'écrire.
Mon âme étire ses ailes et se fond à la lune
Au visage d'argent qui fait miroiter la dune.

Quelque pas plus loin s'étend l'océan
Aux mille et une ondines au teint d'opaline.
Parfums de jasmin et douceur du temps,
Douceur dune bruine où les sens s'affinent.

Elle décocha d'un gest si doux,
L'astre à la lueur rouge et orangée,
Que le temps vibra a vous rendre fou,
Empli de son coeur à l'ode révée.

Mélusine et Poséidon alors purent s'unir
En cette nuit magique où les coeurs communiaient.
Tandis qu'au firmament les étoiles pleuvaient
En gerbes d'étincelles de diamiant à n'en plus finir.

Mais l'astre roi était en peine.
Il gémissait en cherchant sa reine,
Alors Mélusine, la douce et tendre,
Souffla sur la lune pour la rendre.
C'est depuis ce temps, poursuivit le lutin,
Que dans le firmament il y a ce dessin
D'un doux et souriant visage,
Irradiant l'amour à travers les âges.

                                                                                         Poème de Rainbow et Maribel le 27 juillet 2006





  

lundi 18 mars 2013

Fées fatales. par Jean Lorrain


POEME


Leurs yeux troublants d'aigue-marine
Ont le languide attrait des flots.
Les lys en feu de leur poitrine
Sèment la guerre et les sanglots.

Leur lèvre est rouge et leurs fronts pales.
Et, sous le hennin couleur ciel, 
Leurs cheveux roux, semés d'opales,
Bondissent en flots d'hydromels.

Les héroïnes sont farouches.
Il faut des meurtres et des morts
Pour atteindre au miel de leurs bouches.
Leurs longs baisers sont des remords.

Les batailles, les épopées,
Leurs trahisons, les vains serments,
Mieux qu'au clair fracas des épées,
Revivent dans leurs noms charmants.

Mélusine, Yseulte, Genèvre, 
Triste comme un appel de cor,
Leur nom baise et meurtrit la lèvre.
Qui l'a dit le redit encor ;
La tunique entrouverte aux hanches, 
L'or des cheveux en fusion,
Les sveltes reines aux mains blanches
Surgissent, lente vision.

La clarté du songe les baigne,
Allumant en humide éclair
Les perles rondes de leur peigne, 
Et les tons nacrés de leur chair.

Et, dans les feuilles trilobées,
Des chardons bleus et des lys d'or,
Des reines au temps dérobées.

                            Jean Lorrain.   

dimanche 10 mars 2013

Une race en disparition



POEME


Une race en disparition.

Les êtres de lumière,
Ceux qui éclairaient la vie
D'une beauté infinie.
Cette clarté fière
Qui tient son origine d'un élément pur,
Est en voie de disparition,
Rares sont leurs apparitions,
Et peu de monde dans le futur
En verra, car chanceux
Sont ceux
Qui rencontrent un de ces êtres d'antan, 
Qu'on voie rarement. 

                                          Veritseger.